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P.S. : L’argumentation ci-dessus était, pour nous, présentée de manière assez concise. Voici donc un commentaire un peu plus détaillé du Politbeobachter au sujet de l’initiative :
Les opposants mettent en garde contre une prétendue mise en danger de la démocratie. Cette inquiétude n’est toutefois pas fondée. L’initiative « 200 francs suffisent » ne vise ni à supprimer la SSR ni à l’affaiblir, mais à la recentrer clairement sur son mandat constitutionnel de service public. L’information, la formation et la couverture politique restent garanties. Avec un budget d’environ 850 millions de francs, la SSR disposera toujours de moyens importants pour produire des programmes de qualité.
L’argument souvent avancé d’un désavantage pour les régions ne résiste pas non plus à un examen attentif. Le mécanisme de péréquation financière entre les régions linguistiques est explicitement maintenu, ce qui garantit que les minorités linguistiques continueront de bénéficier de programmes de qualité. Parallèlement, le rôle important des radios et télévisions privées sera renforcé. Celles-ci apportent déjà aujourd’hui une contribution essentielle à l’information régionale et locale. L’initiative garantit que leur part de la redevance ne sera pas réduite, mais restera au moins au niveau actuel. Les régions et la diversité médiatique en bénéficieront toutes deux.
La proposition du Conseil fédéral de réduire progressivement la redevance à 300 francs va dans la bonne direction, mais elle ne va pas assez loin. Seule l’initiative crée une véritable incitation à se concentrer sur l’essentiel, à réduire les doublons et à travailler plus efficacement, sans remettre en cause la présence dans les différentes régions linguistiques. Elle défend une SSR forte et recentrée, des conditions équitables pour les médias privés et une utilisation responsable de l’argent de la redevance – dans l’intérêt de la démocratie, des régions et de la population. |